Prise de poste : Les 5 signes d’alerte (…à ne pas ignorer).

Vous avez décroché le candidat en or. Vous l’avez convaincu de signer pour votre client (interne ou externe). Le client lui-même a pu interviewer la perle rare et est tombé raide dingue amoureux. Vous avez balancé l’offre au candidat et celui-ci l’a accepté de bon coeur… V.I.C.T.O.R.Y. !!!??!?

Pas tout à fait…

Pour certains recruteurs, il n’est pas toujours facile de se rendre compte à quel point changer de job peut être vécu comme terriblement angoissant pour certains candidats. Quitter son poste pour un autre comporte toujours une dose de risque, une part d’inconnu… S’adapter à un nouvel environnement, à de nouveaux collègues, à un nouveau boss, à de nouvelles missions… sans compter les détails logistiques qui peuvent parfois compliquer la donne (déménagement, etc.). Pour cette raison, il est crucial que vous vous colliez pour de bon dans la peau de votre candidat, y compris lorsque celui-ci a accepté votre offre. De cette façon, vous serez prêt à anticiper et à résoudre tout problème éventuel qui pourrait survenir.

Voici les 5 signes d’alerte auxquelles vous devez absolument être attentif pour ne pas laisser filer vos meilleurs candidats

Signe d’alerte #1

Le candidat vous fait part de son incertitude à « prendre le job ».

Ce qu’il se passe certainement : Il a reçu une contre-offre de son employeur actuel.

Comment gérer la situation :

Abordez le sujet de façon directe avec le candidat. Parlez-lui de cette contre-proposition qu’il a reçue ! Demandez-lui tous les détails utiles et faites-lui savoir que vous aimeriez échanger avec son futur manager (votre client !) à propos de ces détails de façon à ce qu’il puisse répondre directement à l’ensemble des questions / inquiétudes que le candidat se pose. Rappelez-lui l’intérêt de son futur manager à l’intégrer au sein de son équipe…

Expliquez-lui également en quoi l’acceptation de cette contre-proposition risque d’affecter sa carrière, son évolution mais aussi sa réputation au sein de la structure dans laquelle il évolue actuellement… Insistez sur le fait qu’accepter une contre-offre constitue rarement une réponse adaptée aux « problèmes » qui l’ont poussé à aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte. Ensuite, arrangez-vous pour mettre le candidat et son futur manager dans la même pièce afin de renouer les liens et n’hésitez pas à lui vendre l’opportunité une nouvelle fois !

Signe d’alerte #2

Le candidat continue à poser de nombreuses questions à propos de l’offre.

Ce qu’il se passe certainement : Le candidat a encore pas mal d’interrogations auxquelles il n’a pas reçu de réponses.

Comment gérer la situation :

Recruter un nouveau collaborateur coûte 4000 à 5000 euros en moyenne. Les études conduites mettent également en évidence que les entreprises perdent en moyenne 15% des candidats entre le moment où ceux-ci acceptent leurs offres et leur date de prise de fonction.

Si vous sentez une hésitation du côté du candidat, appelez-le sans tarder et faites-lui savoir que son futur manager se tient prêt à répondre à toutes questions et à résoudre les problèmes éventuels qui pourraient se poser. Soyez ultra-explicite : « Est-ce que vous posez toutes ces questions parce que vous hésitez à prendre le poste ? » Cela vous permettra de vous connecter de façon plus personnelle au candidat, de répondre à ses questions, de lui apporter plus d’informations concernant les détails du poste et de renforcer ainsi son engagement à prendre la fonction proposée. N’hésitez pas également à lui envoyer régulièrement des « check-in mails » comportant toute l’info nécessaire à sa prise de fonction (avant son arrivée dans l’entreprise). Pensez à inclure des F.A.Q. incluant des réponses aux interrogations que le candidat pourrait avoir concernant son futur job.

Dans un même temps, n’oubliez pas d’envoyer un mail de rappel au futur manager reprécisant le profil du candidat, les détails du job ainsi que la date de prise de fonction, ceci quelques semaines plus quelques jours avant qu’il n’intègre effectivement l’organisation. Servez-vous de cet email pour inciter le futur manager à s’impliquer dans le processus d’intégration et valider que toutes les actions nécessaires ont bien été mises en place pour accueillir le nouveau comme il se doit.

Signe d’alerte #3

Le candidat ne répond plus à vos mails ou à vos appels.

Ce qu’il se passe certainement : Le candidat réévalue la décision qu’il avait pris de changer de job.

Comment gérer la situation :

Si vous pensez que le candidat est en passe de décliner l’offre, y compris après la signature de celle-ci, prenez les devants sans tarder et soyez le plus transparent possible. Obtenez confirmation du candidat quant à son intérêt pour le job et refaites-lui le pitch concernant les intérêts de son nouveau job. Insistez plus particulièrement sur la façon dont cette opportunité s’inscrit parfaitement dans la droite ligne de ses objectifs plus généraux. Ne tentez rien tout seul… Mettez le futur manager dans la boucle, qu’il s’agisse de reprendre les négociations ou même une simple conversation avec le candidat.

Signe d’alerte #4

Le candidat demande à différer la date de prise de fonction.

Ce qu’il se passe certainement : La date sur laquelle vous vous étiez arrêtés ensemble ne paraît plus très réaliste au candidat.

Comment gérer la situation :

Avoir des postes vacants pendant une certaine période coûte de l’argent à l’entreprise. D’ailleurs, pour la plupart d’entre elles, ces périodes finissent même par avoir un impact négatif sur le moyen et le long terme… Les recruteurs et leurs clients doivent par conséquent aborder cette question de façon très directe en cherchant à éclairer précisément quelles sont les raisons profondes qui poussent le candidat à différer sa date d’entrée.

Expliquez au candidat que cette date n’est pas « qu’une date » : Il y a des formations de prévues qui vont démarrer, la date coïncide avec le départ ou l’arrivée d’autres personnes, avec un lancement de projets ou des deadlines importantes…

Si le candidat souhaite différer le moment fatidique pour de simples questions logistiques, voyez ce que vous pouvez faire… et n’hésitez pas à être un peu flexible au besoin. En revanche, si vous avez l’intuition qu’il prend du temps pour évaluer d’autres opportunités, abordez la question sans tarder. Et s’il s’avère que vous avez vu juste, faites alliance avec le futur manager pour renverser la vapeur !

Signe d’alerte #5

Le candidat tarde à vous fournir les infos et documents utiles / légaux.

Ce qu’il se passe certainement : Le candidat vous cache quelque chose ou gagne du temps dans l’attente de réponses d’autres employeurs potentiels.

Comment gérer la situation :

Généralement, 2 options se posent : Soit le candidat a dissimulé quelque chose (il n’ pas le diplôme requis… il ne peut donc pas vous le faire parvenir. Il ne vous envoie pas les fiches de salaire parce qu’il a menti sur ses rémunérations précédentes…), soit il a changé d’avis et ne souhaite plus prendre le job. Si vous suspectez le candidat de faire d’autres entretiens, demandez-lui s’il est en train de considérer des alternatives au poste que vous lui proposez. Si c’est le cas, appuyez-vous sur les conversations que vous aurez avec le candidat pour lui refaire la vente du job, les avantages, l’opportunité pour lui, blah, blah, blah… Planifiez également rapidement une nouvelle rencontre entre le candidat et le futur manager. Donnez des billes au manager en l’informant des offres qui sont proposées à son candidat. Mieux préparé, il sera plus à même d’avoir un argumentaire convaincant !

Si vous pensez que le candidat vous a menti sur des points importants (Qualifications légales nécessaires à l’exercice d’un job par exemple…), ne tardez pas et faites en sorte de trouver un candidat « Plan B » à proposer rapidement à votre client !

Trouver le candidat idéal n’est pas une chose aisée, loin s’en faut… raison de plus pour qu’une fois l’offre acceptée par le candidat le process d’intégration se passe pour le mieux.

Soyez proactif à chaque étape du process, misez sur la transparence et parlez vrai ! Si vous repérez l’un de ces 5 points d’alerte, ne perdez pas une seconde et passez illico à l’action… sans quoi vous risquez de voir votre précieux candidat s’évaporer dans la nature !

David BERNARD

Télécharger le mini guide : prise-de-poste-5-signaux-d-alerte-assessfirst

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A propos de David BERNARD

Psychologue du travail diplômé de l’Université Paris 5 – René Descartes, David BERNARD aura patienté 30 jours seulement après l’obtention de son Grade de Master en psychologie pour lancer AssessFirst, société d’édition de solutions d’évaluation RH (tests de recrutement, enquêtes d’intégration et questionnaires 360 feedback).

Après avoir successivement occupé les fonctions de Directeur Produits puis de Directeur Commercial, il pilote aujourd’hui le département Marketing & Communication d’AssessFirst. Il est notamment en charge du Branding d’AssessFirst et de la qualité de l’Expérience Utilisateur.

David BERNARD est également un auteur et un conférencier reconnu. Il intervient notamment auprès de plus d’une vingtaine de Business Schools et d’Universités (cursus classiques et M.B.A.) dont HEC, IESEG, ISG, EM Strasbourg, Son dernier livre (« 18 façons de décrocher Ce job ») a connu un succès considérable.

Son blog perso : www.david-bernard.com

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